Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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Pokémon PerleOutre le déroulement des Championnats du monde de sarbacane sportive (voilà qui devrait m’amener quelques requettes choupinettes, huhu…), l’été 2007 aura été le théâtre d’un évènement ô combien important dans ma petite vie bien rangée de gameuse adulte et active, à savoir la perte de ma poké-virginité… Ah ben si, si… Carrément… L’évènement du siécle, limite, on pourrait dire… Non ?

Jusque là les pokémons n’étaient pour moi qu’une vague rumeur de fond de cour de récré : une sorte de légende urbaine. Et je me disais même que c’était un truc inventé rien que pour nous faire ch***, nous les adultes, en donnant aux petits d’hommes l’occasion de se la jouer hermétique… Un genre de code secret pour diriger le monde, quoi… Mais ça c’était compter sans la sortie de Pokémon version Diamant et Perle sur la console portable Nintendo DS…

Pourquoi je vous en parle, alors que c’est quand-même de l’actu JV qui date méchant ? Ah mais, ma brave dame, c’est parce que pour moi c’était la révélation, ce jeu : la découverte d’un nouveau monde façon Christophe Colomb, le mal de mer en moins mais la fièvre de la collectionnite aigüe en plus ! J’ai joué une trentaine d’heure comme une folle, j’ai fait des milliers de recherches sur le net, acheté les deux guides pokémon qu’on dirait des annuaires ! Et puis… après avoir lâchement sacrifié le jeu sur l’autel de la nouveauté (pour un autre jeu, plus beau, plus jeune, plus sexy… le coup classique quoi…), il m’a prit ce ouikend que poufpouf : “et si je reprenais ma partie et que cette fois je le finissais, ce foutu jeu ?” Oui, comme ça, sur un coup de tête ! (Ouille…) Et là ça fait déjà 10 bonnes heures que je chasse à nouveau le pokémon comme une furieuse, même que j’en rêve la nuit… (Ah ben oui, jouer juste avant de dormir c’est pas vraiment l’idéal pour des nuits calmes et reposantes !)

Je vais vous avouer une chose… En noube que je suis, je ne savais même pas qu’il y avait une série de jeux vidéo à l’origine de cette histoire de pokémons… (Ouah, l’autre, hé ! Espèce d’adulte, va !) Pour moi ce n’était qu’un dessin animé abrutissant de plus sur lequel je zappais sans trop me poser de questions… Mais les pokémons c’est bel et bien avant tout une série de jeux vidéo reposant à la base sur un concept super addictif (la collectionnite aigue en gros), mais pas que ! C’est aussi un mélange assez habile de jeu de rôle (scénario sympa et surtout évolution des personnages et gestion de leurs aptitudes) et de pure stratégie de combat !

Je vous jure que plus jamais je ne critiquerai un gamin jouant aux pokémons en l’accusant de s’abrutir : les pokémons faut limite avoir fait polytechnique pour comprendre, des fois… Si si ! Pas seulement le coup des transformations et des évolutions des monstres, mais surtout les techniques de combat, les pouvoirs qu’on apprend (ou pas) en évoluant, l’élevage de pokémons, le calcul savant des points, etc.

Bien sûr que des fois on se demande s’ils nous prennent pas un petit peu pour des vaches à lait en sortant à chaque fois deux opus distincts, que si tu veux toutes les bestioles ben faut que tu casques deux fois ou que tu ais des amis sympa qui aient l’autre volet du jeu… D’autant qu’en général quelques mois plus tard sort un épisode “tout en un” que là encore tu le rachètes parce que c’est comme ça, les pokémons il les faut tous : que ce soit les bestioles ou les cartouches de jeu ! (Sur ce point je ne suis pas en reste, j’ai écumé une ou deux fois le marché au puces à la recherche de cartouches GBA d’occaz et je n’ai pour l’instant trouvé qu’un seul des jeux GBA…) Et bien sûr qu’il y a du gros marketting lourd derrière tout ça, des stratégies de vente et compagnie, bien entendu. Ce serait stupide de le nier ! Mais franchement ça me choquerait carrément plus si le jeu n’était pas aussi bon et si je ne m’amusais pas autant dessus !

Je n’ai pas encore joué aux anciens opus, mais pour ce que j’en sais la version DS est une petite merveille, avec des fonction wifi bien étudiées, et y’a des tas de trucs annexes à faire en plus de la simple aventure ou des simples combats contre d’autres dresseurs du monde entier (CWF Nintendo power !). Je viens de chopper mon deuxième badge (évidemment je n’ai pas poursuivi ma partie précédente, j’ai tout effacé pour recommencer au propre, because je me rappelais plus du tout du film…) et j’en suis à environ une dizaine d’heures, hier j’étais comme une petite folle parce qu’au détour d’une grotte je suis tombée sur un Racaillou Shiney (Gné ? Elle raconte quoi, là ?) : en gros il a juste une couleur différente des autres mais il est du coup super rare (1 chance sur 8000 et quelques de tomber dessus). Bref !

Ce jeu a le mérite de m’avoir fait sortir ma DS dans le Tramway ! Jusque là j’étais un peu frileuse, n’ayant encore jamais vu personne (de mon âge encore moins) jouer dans le tram… Mais là je n’ai qu’une hâte : que la journée soit finie et que je retourne chasser du pokémon !

Pour info voici quelques sites sur lesquels j’ai trouvé des tonnes d’infos passionnantes :

  • Portail Pokémon de la Wikipédia
  • Poképédia
  • Pokébip
  • Pokémon Trash
  • Il y en a plein d’autres mais c’est surtout sur Pokébip que j’ai trouvé des tas d’astuces et d’infos sympa, avant d’avoir acheté les deux guides de jeu.

    Oualà oualà ! Si jamais vous avez vous aussi ce jeu et que vous désirez échanger des pokés ou des oeufs, surtout n’hésitez pas à me contacter et à me filer votre code ami ! Je n’ai pas encore généré le mien mais ça ne saurait tarder !

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    Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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    “Wouaaah !” C’est à peu près ce qui m’est venu en tête une fois achevé ce cycle superbe !

    Je pourrais me contenter de dire que Orson Scott Card c’est du bon, mangez-en à vous en faire pêter le bide (enfin métaphoriquement parlant, hein !)… mais vous risqueriez de rester sur votre faim et je doute que ça vous motive suffisamment pour vous avaler un cycle de 5 volumes…

    Soit ! Comme je ne suis pas douée pour les résumés sans spoilers, je copie bêtement celui de la Wikipédia qui me semble assez vague pour ne point vous gâcher le plaisir :

    Établis sur un nouveau monde, les survivants de la Terre ont chargé un super-ordinateur, Surâme, d’y maintenir l’harmonie. Doté d’un libre accès aux pensées des habitants d’Harmonie, il peut ainsi brider leurs pulsions négatives, tout comme éliminer de leur vocabulaire les mots « dangereux ». Après trente millions d’années, Surâme se fait vieux et constate amèrement que ses efforts n’ont mené à rien, car l’Homme est incapable d’harmonie. La société se gangrénant à nouveau, Surâme décide alors de lancer sa dernière mission : ramener l’Homme sur Terre.

    De fait dès le tout premier volume on suit un groupe de personnages en tête desquels Nafai, un jeune adolescent, a été désigné par Surâme pour mener à bien cette quête de la terre des origines. On pourrait croire au début à un énième roman d’apprentissage dans un cadre fantastique à souhait, mais non !

    D’abord Nafai n’est pas le seul personnage à travers les yeux duquel on vit cette histoire : par touches diffuses dès le premier volume, puis ensuite de manière généralisée dans les suivants, on passe régulièrement d’un point de vue à un autre parmi plusieurs narrateurs successifs (hommes et femmes, enfants et adultes). De fait l’histoire s’enrichit et bénéficie très fortement de ces multiples éclairages et points de vues.

    Ensuite, le 5ème volume quitte définitivement la petite communauté réduite dans laquelle nous avons pris nos marques, pour nous jeter plusieurs centaines d’années dans le futur, parmi les multiples descendants de ces nouveaux pionniers terriens… Si bien que quand j’y repense je me dis oui, il s’agissait bien d’un roman d’apprentissage, soit, ce pourrait en être un, mais à la seule condition qu’on le considère à l’échelle de l’humanité : comment les êtres humains évoluent, grandissent, fondent des sociétés et comment ils parviennent à vivre ensemble malgré toutes leurs différences ! Ouhla, je vais sans doute un peu loin par rapport au propos du bouquin, mais c’est en tout cas ce qui moi me reste de ma lecture…

    Enfin parce que l’écriture d’Orson Scott Card est vraiment vraiment vraiment limpide, quoique jamais facile à proprement parler, la psychologie des personnages toujours très fouillée (et jamais de clônes, tous sont très différents, très nuancés, très “humains” quoi !), que les civilisation décrites restent crédibles et ne sont pas juste là pour le folklore mais servent véritablement le propos, et qu’en définitive on se doute très vite que le propos de l’auteur n’est pas seulement Nafai mais bien plus l’Histoire à laquelle il participe et de laquelle il n’est qu’un des constituants !

    C’est assez hallucinant comme voyage ! Même si le dernier volume déconcerte un peu, car à ce stade on s’est tellement habitués à vivre avec cette petite communauté de personnages que le grand écart temporel est difficile ! Mais au final c’est ce dernier volume qui sert de clé de voûte à l’ensemble et permet la cohésion du cycle, qui dépasse alors son propos initial et vise quelque chose de plus universel !

    Bref ! Même si je pense qu’il émane de cette œuvre quelques éléments en rapport avec la religion, la religiosité, la foi en général (pas de confession en particulier, ou alors je n’ai pas la culture nécessaire pour percevoir d’éventuelles allusions), je pense qu’on peut très bien la lire avec un regard très général, plus métaphysique quoi. En tout cas c’est comme ça que je l’ai abordée. Cette série est tout simplement passionnante ! Et même ce que je pensais être un de ses défauts (cette rupture au volume 5, dans lequel j’ai mis plus longtemps à rentrer) s’est avéré au final une de ses grandes qualités !

    A conseiller absolument, très bonne série, très bien écrite ! C’est un livre que j’ai beaucoup beaucoup aimé et que je conseillerais volontiers même à quelqu’un qui ne lit jamais de science-fiction (même si ici le côté “science” se fait très discret, et c’est un délice même de voir combien l’humain est au centre de l’histoire, bien plus que le fait scientifique).

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    Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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    Où comment faire ni vu ni connu un bon vieux billet cinéma trois en un en rattrapant le retard des séances ciné de ces dernières semaines… Car depuis quelques semaines avec l’Homme on a courageusement décidé de casser un chouia la routine des dimanches estampillés gros pourris et de laisser tomber nos consoles pour… hem… sortir dans le monde !

    Bon, par contre on y va par étapes because sortir ok mais le soleil, ouille, ça pique nos petits yeux sensibles de gameurs… Courons donc nous enfermer dans une salle de cinéma !!! Faut dire que ça tombe plutôt bien vu que - exception faite de la daube gauloise du moment - il sort plutôt pas mal de bons films ces temps derniers ! Du coup au programme de ce dernier mois de ciné : une légende virale, un barbier infréquentable et une salade de trèfles ! Moteur !

    Je_suis_une_légendeJe suis une légende

    Robert Neville était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d’origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu. Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les “Infectés” - rôdent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin…

    Alors vu comme ça le speach ne donne pas franchement envie, ça fait un peu cliché quoi… Mais la très bonne prestations de Will Smith et l’histoire dans la lignée de 28 jours plus tard, en plus abouti limite, valent vraiment le détour ! La vision de New-York entièrement vidée de ses habitants et revenue à l’état “de nature” est vraiment saisissante ! Les décors et les effets sont très bons, le jeu d’acteur pas mauvais, peut-être quelques trucs un peu plus prévisibles sur la fin (et encore : même la fin ne succombe pas complètement aux sirènes du parfait Happy End, un bon point !), mais ce film vaut le coup d’œil ! J’aurais aimé le voir en VO mais on ne peut pas tout avoir…

    Ce que nous avons préféré c’est le soin et le réalisme apporté dans la description de la (sur)vie de cet homme, son quotidien marqué d’habitudes et retracé de manière plutôt réaliste (vraisemblable quoi) : on a véritablement la sensation de se trouver projetés 3 ans après la catastrophe et la manière dont ce type a organisé sa survie et ses recherches est tout à fait crédible et aide beaucoup à rentrer dans le film ! Les méchants sont franchement bien fichus, entre le zombi hyper véloce et le vampire… Je n’ai pas eu peur peur peur, mais j’ai passé un bon moment !

    Sweeney_ToddSweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

    Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett.

    Déjà, si vous n’aimez pas les films musicaux, passez votre chemin : dans ce film ça chante dès les premières images et il y a à peine quelques passages qui ne sont pas chantés ! L’Homme s’en souvient encore et continue de grogner dans sa barbe de trois jours à l’évocation de ce film, soit disant que la bande annonce c’était de la publicité mensongère et qu’on y avait mit tout les dialogues du film ! Ensuite, si vous vous sentez pas super bien dans vos shoes, passez également votre route car il s’agit là d’une tragédie musicale, d’un opéra tragique au sens le plus strict du terme : point d’espoir, point d’ironie, point de salut !

    Une fois ceci posé, je dois avouer deux choses : objectivement, c’est vraiment un Burton d’excellente facture, rien à redire ni sur le technique ni sur l’artistique ! Une ambiance sombre et très travaillée, une image et des décors superbes, des personnages très hauts en couleurs, une prestation fantastique de Johnny Depp et des autres acteurs, tout le monde chante vraiment bien et est très crédible sur ce plan… mais mais mais… Subjectivement, l’abondance de sang (même s’il fait volontairement très sang de cinéma), l’absence de lueur d’espoir, la difficulté a entrer dans les musiques et à m’y abandonner m’ont rendu l’expérience assez peu concluante. Je ne suis pas rentrée dans le film, c’est plutôt le film qui m’est rentré dedans, je n’en ai pas retiré les émotions attendues, j’avoue… Et inutile de préciser que l’Homme regrette tout simplement d’être entré dans la salle, huhu !

    CloverfieldCloverfield (et voilà d’où je sors le champ de trèfles, hihi…)

    New York - Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l’honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d’un soir, chargé d’immortaliser l’évènement. La “party” bat son plein lorsqu’une violente secousse ébranle soudain l’immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule inquiète s’est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre… et la tête de la Statue de la Liberté s’effondre brutalement sur la chaussée. L’attaque du siècle vient de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu’un champ de ruines…

    Petit avertissement : le visionnement de ce film peut s’avérer très difficile pour les personnes souffrant de mal des transports ou assimilé, la totalité est filmée caméra au poing, style Le Projet Blair Witch (la caméra bouge vraiment vraiment tout le temps). Rien que dans notre salle, trois personnes sont partie en pleine projection ! Mais bon, une fois qu’on s’est habitué cependant, on peut se laisser surprendre par un très très très bon film de monstres comme je n’en avais pas vu depuis bien longtemps !!!

    Nous avions repéré ce film par sa bande annonce, lors d’une séance précédente, cette dernière n’en montrait pas plus que le nécessaire et donnait franchement envie. De fait nous attendions ce film au tournant et n’avons pas été déçus ! Ce que j’ai préféré, c’est le délire assumé jusqu’au bout ultime : nous avons affaire là à une archive retrouvée sur l’ancien site de Central Park, une vidéo amateur classée dans les fonds de l’armée américaine et qui illustre la catastrophe. Pas de musique et d’effets sonores autre que ceux de l’environnement des personnages, pas de générique, ni au début, ni à la fin, un filmage au poing tout le temps, le caméraman étant censé être un des personnages du groupe que l’ont suit, des monstres qu’on devine plus qu’on ne les voit (et quand on les voit vraiment l’effet est très efficace).

    Petite touche que j’ai adoré au début : placer les personnages au milieu d’une ville en pleine panique et les rendre témoins autant qu’acteurs de cette panique. Tout ça avec beaucoup de finesse et de vraisemblance ! On voit autour d’eux des gens profitant de la panique pour piller les magasins, on entend leurs commentaires désabusés, on surprend d’étranges moments de cadre dans le cadre, de gens qui immortalisent le désastre avec leurs téléphones portables dernier cri, etc. Tout le monde est dépassé et on n’a quasiment jamais l’impression que nos protagonistes sont “en dehors” du contexte. Ils ne sauvent pas le monde, quoi, ils essayent déjà de sauver leur peau et on sait quasi d’entrée de jeu que ce sera en vain, mais on veut être le témoin de ce qu’ils ont vu !

    Sérieusement un excellent film ! Par contre je n’ai toujours pas percé les mystères de ce titre étrange…

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    Web-Comic-VGCats

    Mais… mais… où est-ce que VG Cats va chercher cette inspiration ?

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    City of Heroes / City of Villains J’avais raccroché mes collants moulants en pleine gloire ascension stagnation (oui, je sais, mon perso principal n’était que level 14 après moultes semaines de jeu… et alors ! Au dessus, j’ai comme qui dirait le vertige, huhu !) mais depuis quelques jours de dois vous avouer que j’ai un peu le super pouvoir qui me démange… Et tout ça c’est la faute à Lourdman des Mégatomtes (au passage je tente un pull éhonté sur cette bande de furieux… qu’ils viennent montrer leur museau d’abo dans les commentaires, si c’est des tomtes, hinhinhin !).

    On s’est captés par hasard deux secondes sur MSN ce ouikend, à causer de tout et surtout de rien. On n’a pas causé spécialement du jeu, et a fortiori (oui je sais, je roxxe du dico) il m’a dit qu’il ne restait que 3 ou 4 rares Tomtes encore en activité sur City of Heroes… Nonobstant (schouffe le combo !) le faible taux de Tomtes en activité, je n’ai pu retenir une vague de nostalgie et de sensations que pour l’instant seul ce MMORPG a pu me procurer…

    J’avais fait ma première expérience de jeu en ligne avec d’autres vrais gens sur un serveur roleplay Neverwinter Nights et après ça j’étais passée sur Guild Wars, mais j’avoue que la densité du roleplay fraichement découvert sur Never a toujours teinté mon expérience de GW d’une certaine frustration. Du coup j’ai alterné depuis reprises et pauses, reprises et pauses, sans arrêt. Et c’est dans une de ces périodes de pause, par l’intermédiaire des récits délirants de la naine Halaguena (en particulier ses récits sur la découverte de COH), que j’ai eu envie il y a un peu plus d’un an maintenant de m’essayer à autre chose…

    De fait City of Heroes était mon premier MMORPG avec abonnement. Certes, des graphismes pas super super au top par rapport à ce qu’on pouvait trouver sur d’autres jeux de l’époque, mais à côté de Guild Wars c’était une expérience absolument inédite pour moi et j’ai accroché très fort ! Ce qui m’a le plus séduite c’est d’abord le background et l’univers ! (J’ai toujours été plus Comics que Mangas : Tornade power !) Et découvrir cette ambiance de super héros à la Marvel, avec un historique super dense, des tas de factions de méchants très différentes, et beaucoup beaucoup de choix au niveau des super pouvoirs, c’était hyper stimulant ! Et il faut admettre que l’univers moderne, l’ambiance très rock’n roll, le background limite apocalyptique : tout ça a insufflé un vent de nouveauté très salutaire et m’a bien guérie de mon overdose d’heroic fantasy !

    Mais surtout, c’est la personnalisation d’avatar qui m’a tuée ! Totalement ! Je n’ai encore jamais revu ça dans un autre jeu pour l’instant (MMO du moins) ! Pouvoir absolument TOUT faire, TOUT choisir, devenir quelqu’un d’absolument conforme à son imaginaire, quel que soit le trip du moment ! Ne pas avoir un personnage cloné en multiples exemplaires ! Laisser libre court à son imaginaire et ne pas être limité par le système de jeu : quel bonheur ultime ! Là je me suis lâchée et j’ai créé mes fifilles, Alyss et Ssyla, dont la rédaction du background est vite devenue un peu plus… épique que je ne l’imaginais au départ…

    Je n’ai pas joué bien longtemps, l’écriture prenant au fur et à mesure le pas sur le jeu lui-même, mais qu’est-ce que je me suis amusée ! Et c’est bien le souvenir de ce fun qui me donne envie d’y revenir, au moins un mois ou deux, pour voir ! Même s’il n’y a plus beaucoup de Tomtes de ma guilde en ligne, c’est pas grave ! Et puis il reste certainement un ou deux joueurs de l’Archipel qui doivent bien avoir encore un ou deux clônes de la Clone Factory, hihi !

    De toute façon même si je trouve personne en ligne, c’pas grave, j’ai toujours bien aimé jouer solo, surtout sur les MMO paradoxalement…

    Oui, bon… L’avantage du jeu en ligne est de pouvoir jouer avec les autres vous me direz… Mais vu que l’intérêt du jeu en groupe pour moi, depuis Neverwinter, c’était surtout le vrai jeu de rôle (faire parler et vivre son perso, le faire évoluer dans une intrigue et un univers sur lesquels il peut influer de manière concrète), j’avoue que sur ce plan les MMO m’ont vachement frustrée. Trop de monde au cm², trop d’interférences qui brisent l’imaginaire en plein vol, pas assez de possibilités de changer l’univers dans lequel on évolue et des quêtes “roleplay” finalement assez limitative et répétitives…

    Du coup à mes yeux le seul vrai avantage des MMORPG et du jeu en ligne, c’est de pouvoir être dans son trip tout en conservant toujours un lien avec la “maison mère” (guilde, communauté de joueurs, etc.). Ne pas jouer seul au sens très large du terme : ne pas être seul en ligne… En gros ce que j’aime c’est cette sensation que si je veux, je peux jouer avec d’autres personnes, mais je ne dois jamais m’y sentir obligée.

    Pourtant je suis hyper hyper sociale (et sociable) dans la vraie vie, juré ! :lol:

    Mais online, comment dire… la simple possibilité de causer aux joueurs connectés, de flooder aimablement le canal de groupe, de leur poser des questions quand je bloque sur quelque chose, cette simple possibilité me suffit ! Je joue à un rythme assez lent la plupart du temps (et je met longtemps à prendre mes marques niveau commandes et gameplay), et la présence d’autres joueurs accentue ma lenteur : ben oui, forcément, si je joue avec des gens faut que je leur cause, c’est plus fort que moi ! Et si c’est pour jouer en silence autant prendre des PNJ avec moi !

    Mais y’a des gens qui sont pas venus là pour tricoter, ils veulent JOUER bon sang, et causer ça les enquiquine, ou alors ils sont timides et se taisent, ou alors ils parlent par onomatopées entrecoupées de longs silences… (GG ! Stun ! Mezz ! Heal ! Lol ! Noob !) Or si le jeu se résume à grouper puis foncer silencieusement vers la cible et tout pêter, ben désolée mais moi ça me met plutôt mal à l’aise… Heureusement y’a les gens de la guilde en général, mais n’empêche j’aime jouer à mon rythme, et il est pas franchement facile à suivre parce selon l’humeur, soit je me traine comme une vieille, soit je rush comme une abo shootée, et à chaque fois que je crève je suis généralement morte de rire mais mes compagnons le sont souvent moins… C’est bizarre, non ?

    Plus simplement, parfois je me sens d’humeur à m’inventer une histoire avec mes persos et à m’y imprégner peinarde. Or cette tendance est complètement incompatible avec le jeu en groupe, sauf à tomber sur des joueurs roleplay avec un trip compatible… ou à fonder une guilde sur ce principe… ce qui n’est pas forcément gagné… Et jouer avec d’autres personnes, aussi sympa soient-elles, quand je suis dans un trip roleplay ça a plutôt tendance à me faire sortir de mon histoire et à me faire reprendre conscience de la simple joueuse que je suis derrière son clavier et c’est pas glop…

    Bon, je suis pas dans un trip roleplay tous les jours mais faut admettre que l’avantage sur COH c’est que ça se passe à notre époque ou dans un futur imaginaire et que même quand on croise des gens qui fonctionnent à coups de lol et autres onomatopées, ou tout simplement qui causent contemporain, ça dépayse moins que dans un trip Seigneur des Anneaux !

    Et j’avoue aussi que, jusqu’à COH, la présence d’autres vrais joueurs dans le groupe (joueurs inconnus s’entend) avait tendance à me mettre la pression… Genre va falloir assurer, genre y vont se moquer si je me plante, genre je vais me faire tataner la yeule à coup de masse +12 si jamais je fais foirer la mission… Je sais c’est con… Mais c’est vraiment sur COH que j’ai eu un déclic et que je me suis moins sentie complexée du level !

    Faut dire que les soirées avec les Mégatomtes avaient vraiment une coloration particulière, je m’y sentais vraiment à ma place car “Si t’as pas honte, t’es Mégatomte !” Et pourtant les débuts furent épiques ! Et vas-y que je coince ma touche “run” dès la première mission en groupe et que je me met à cavaler dans la map comme un poulet sans tête en faisant aggro tout ce qui existe de mobs ! Et à ma grande surprise je me suis même pas faite enguirlander par mes compagnons défuntés… de rire…

    Je me suis vite sentie décomplexée du gameplay, pas stressée du level ! Jouer avec ce groupe de doux dingues m’a beaucoup beaucoup apporté ! Plus d’aisance, moins de prise de tête, et limite si vers la fin j’ai pas presque commencé à roxxer du clavier ! Je crois que c’est ce qui m’a le plus effrayée, j’allais risquer de perdre ma précieuse noubitude… j’ai préféré raccrocher avant de devenir vraiment bonne à ce jeu, héhé…

    Mais là c’est décidé, ce soir, je relance mon compte sur COH ! Mais bon, je me demande… mes personnages seront-ils encore au rendez-vous sur le serveur ? Ils les gardent combien de temps en mémoire ? Parce que si je dois reprendre Ssyla au level 1… ouah l’boulot ! Le temps que je la remette laborieusement au niveau épique où elle était précédemment ! Ouhla !

    C’pas gagné, moi j’dis ! :lol:

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    Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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    Attention, nous allons intuber et… Oh my god ! Nous allons le perdre ! Vite, injection d’adrénaline 100 cc… O_O

    Quoi ? Ah, non, pas du tout, je n’ai pas regardé un seul épisode d’urgence depuis plusieurs années, je le jure ! Mais alors quelle mouche me pique ? Ah et bien ça ma petite dame, c’est juste que je vais vous parler aujourd’hui du jeu Trauma Center sorti récemment sur Wii et que ma charmante soeur et mon honorable beau-frère m’ont offert cette année pour mon anniversaire ! Sont sympa, non ?

    Je n’avais jamais testé la version DS qui était sortie avant, et visiblement là il s’agit d’un remake de cette version sur portable, mais je n’ai aucun moyen de comparer.

    Tout ce que je peux vous dire c’est que le jeu est très maniable, que les commandes sont assez bien pensées, même si au début j’ai cherché un moment comment on changeait d’instrument lors de l’opération…

    Oui, moi j’essayais de les sélectionner avec le pointeur de la wiimote, alors que pas du tout ! Il faut utiliser le pad directionnel qui se trouve sur le nunchuk !

    Owéééé ! Maliiiiin ! up

    Je n’ai pas encore ausculté les profondeurs de ce jeu, mais je peux dors et déjà vous dire que c’est assez sympa.

    Malgré l’ambiance un peu trop manga à mon goût (mais aussi c’est bien ma faute d’aimer le jeu vidéo mais de pas apprécier l’esthétique manga… vu que 90% des JV nous viennent d’asie je suis bien mal lottie, hihi), malgré le personnage principal qui est quand-même parfois à baffer (un peu négligent ce jeune docteur tout de même des fois), j’avoue que l’ambiance sonore met bien la pression, les chronos qui défilent aussi (et oui, temps limite en plus), et ça se laisse bien jouer !

    J’ai bien entendu commencé en mode facile, histoire de ménager mon petit égo tout malmené, et vu que je m’en sortais pas trop trop mal, je me suis dit “pourquoi pas tenter direct en mode difficile ?”. Mais je n’ai pas encore suffisamment avancé dans les missions pour juger des différences de difficulté entre les deux modes. Ben oui, même au début du mode difficile, c’est quand-même le tutoriel, on apprend, on m’a pas tout de suite lâchée dans la nature avec un scalpel en me disant “démerde toi ma petite”…

    Un truc sympa : au bout d’un moment on débloque une sorte de scénario parallèle où on peut incarner une femme chirurgien (plastiquement développée mais bon, on a un perso féminin, c’est déjà ça, ne nous plaignons pas tout le temps^^). Ces missions sont un chouia plus délicates et ça permet également de s’évader un peu du scénario du jeune médecin un peu perdu qui apprend son métier : là on incarne une autorité en matière de chirurgie. Un autre truc rigolo, le médecin est toujours flanqué d’une infirmière qui l’assiste dans les opération et qui, accessoirement, lui fait la morale avant, pendant et après l’opération si besoin, c’est d’ailleurs assez cocasse de voir cette figure maternelle et maternante tout le temps infantiliser votre personnage ! Le pire étant la petite infirmière remplaçante de 20 ans et des brouettes qui arrive en retard à son nouvel emploi parce qu’elle est tombée sur un accident sur la route et a dû faire un détour pour déposer un patient à l’hosto ! J’ai bien rigolé ! Malgré son jeune âge c’est pour l’instant l’assistante qui engueule le plus le chirurgien, assez drôle ! Mais bon, sinon les allusions au devoir du médecin, à la vie des patients et au côté gratifiant du métier sont un peu trop cliché à mon goût, mais ça participe de l’ambiance et ajoute un petit quelque chose de second degré (pour moi du moins) !

    Niveau déroulement, c’est une succession d’images statiques pendant les phases histoire, avec du texte, des dialogues, c’est pas super super dynamique mais les séquences d’opération sont là pour vous réveiller ! Reste qu’il va me falloir encore de nombreuses opérations pour être capable d’évaluer la durée de vie du bouzin, ou pour voir l’évolution du scénario…

    Allez, je dois y retourner, le devoir m’scalpel… heu… m’appelle !

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    Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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    La semaine dernière nous avons reçu le iPod shuffle rouge que l’Homme m’a offert pour mon anniversaire ! bave

    Tout a commencé par une balade à la FNAC il y a une semaine, l’Homme cherchant désespérément une idée de cadeau… et je suis tombée en pâmoison devant le rayon des baladeurs MP3…“Tu préfères pas ceux là, avec l’écran ?” me dit l’Homme en me montrant les iPod Nano… Ah non ! Un baladeur c’est pour écouter de la musique, pas pour regarder des vidéos ni faire le café ! Pis l’écran m’en fiche, pis sont tout mimi et tellement petits et troooop meugnons et…

    …et pis je suis vraiment tombée amoureuse ! love

    En plus je trouve que pour un produit de cette qualité, avec quand-même 1 Giga de mémoire, les fonctionnalités de base qu’on demande à tout baladeur qui se respecte, la miniaturisation PLUS le super design qui roXxe sa mémère, ben je trouve que c’est carrément raisonnable niveau prix !

    Bon, le rouge n’était pas en rayon et j’hésitais, les couleurs dispo tirant plutôt sur les pastels. Il me dit : “On regardera sur Internet en rentrant à la maison voir si y’a pas d’autres couleurs.” Inutile de dire que j’ai gardé un petit sourire extatique tout le trajet du retour ! On a dû croire que j’étais sous l’effet d’une quelconque substance aux vertus euphorisantes (ou tout bêtement que j’étais un peu débile). M’en fout !

    En rentrant à la maison, visite sur le site et découverte d’un modèle rouge ! En plus avec ce modèle on participe à une œuvre humanitaire ! On l’a reçu en fin de semaine dernière, le paquet était magnifique, la petite carte dédicacée par l’Homme absolument craquante, le petit ruban rouge autour du coffret, plus beau que toutes les boîtes à bijou du monde, aaaah, je rêve, c’est magnifique !!! Et là j’ai sauté dans le salon comme une petite folle et j’ai souri pendant des heures (rigolez pas, ça fait quand-même sacrément mal aux zygomatiques, mais qu’est-ce que c’est bon pour le moral !).

    Oui, je sais, je suis un pur produit geek… et j’ai pas honte, c’pas ma faute, c’est sa faute à lui, là…

    *Montre sournoisement l’Homme du doigt* lol

    Bref ! Le lendemain j’ai fait ma belle au boulot, où il commence à être de notoriété publique que mon truc c’est les ordis, les nouvelles technologies et les jeux vidéo (mince, ma couverture vient de tomber, mon infiltration du monde réel tombe à l’eau, flute…), et j’ai eu de passionnantes conversations avec les collègues sur les progrès faits en matière de miniaturisation et autres joyeusetés numériques.

    Mais bon, tout irait bien dans le meilleur des mondes si ça marchait au poil cette connerie… cry3

    Nous rencontrons des difficultés à transférer la musique depuis iTunes (le logiciel qui gère la bibliothèque de disques que j’ai sur le PC) sur l’iPod… qui a du mal à se synchroniser toussa… Je crois que je vais devoir aller appeler au secours sur l’Archipel

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    Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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    Ca commence à faire un bail que je n’ai pas parlé de jeu vidéo ici… ^^

    Mais il faut avouer qu’en ce moment, Michaël et moi avons commencé plein de séries passionnantes (Desperate Housewives, Heroes, Dexter, The Shield et Stargate Atlantis : oui rien que ça, en alternance, ah ben oui faut rester raisonnables, une série de plus ça ferait trop, on n’est pas des bêtes !) et ça nous prend pas mal de temps pour visionner tout ça… Et l’hiver venant, je suis plus motivée par une soirée canapé avec couverture remontée jusqu’au cou que par une soirée PC avec la main glacée crispée sur la souris et les pieds froids recroquevillés sous le fauteuil… Mais bon, promis, j’essayerai de vous parler de mes séries préférées une autre fois ! Revenons à nos moutons vidéoludiques !

    En ce moment, donc, l’Homme joue ! Ou du moins il joue plus que moi…

    Il faut bien qu’il s’occupe le pauvre, pendant que je suis bloquée sur le PC à cause de réunions MSN avec l’équipe de mon forum… Donc l’homme joue ! Et – heureusement pour sa survie – une des grandes qualités de l’Homme c’est d’essayer d’avoir en permanence au moins un jeu en cours sur chaque support vidéoludique de la maison. Pas plus, mais pas moins si possible. Ce qui lui permet de ne pas s’éparpiller tout en ayant toujours une solution de secours en cas de séquestration du PC par mézigue, par exemple… Principe de réactivité, donc.

    Quand il a vraiment de la chance – autrement dit quand je vais au Taï Chi, une fois par semaine – il en profite pour se jeter vite fait sur le PC et avancer de quelques pas dans Far Cry. Mais quand il a moins de chance et que je monopolise le PC (comme c’était le cas hier, ou le week-end dernier, et comme ça sera sûrement le cas ce ouikend, qu’il dise pas que j’aurais pas prévenu), il se rabat sur la Wii où il a commencé Metroid Prime 3 : Corruption. Et avant ce jeu là, toujours privé de PC (ben voui, n’oubliez pas que nous vivons sous le régime Catiouchiste et pour lui c’est assez catiouchiant parfois, surtout concernant ses droits d’accès au PC), il finissait un jeu XBox avec un écureuil grivois et une bande son pleine de pets, rots et autres joyeusetés (assez marrant quand on n’a que le son, on se demande ce qu’il fout)…

    Bref ! L’Homme joue, et il est opprimé, qu’on se le dise ! X_X

    Quand il n’est pas condamné à rejouer à de vieux jeux suffisamment anciens pour tourner sur son petit PC portable sans le faire exploser, il doit se creuser la tête pour trouver quoi se mettre sous la dent sur la Wii, sur la XBox ou sur la DS… Si c’est pas malheureux ma pov’ dame ! Et pourquoi donc est-il maintenu à distance raisonnable du PC familial ? Hmm ? Bon, avant c’était à cause de Guild Wars, et encore ! Je n’y jouais que du bout de la souris et c’était pas la mort vu qu’il me fallait faire souvent de longues pauses pour me remettre de mes émotions (environ une pause de 3 mois pour chaque session d’une semaine de jeu, en gros).

    Mais c’est quoi maintenant ma nouvelle trouvaille ? Ben c’est Les Sims 2 bien entendu… ^^

    J’entends déjà crier dans les chaumières : ouais, tu disais que c’était un jeu à vomir toussa toussa, comme tu retournes ta veste maintenant, ha ha !!! Oui mais bon… J’étais jeune à l’époque, je n’ai testé que 10 minutes les Sims 1, et encore j’étais pas bien réveillée, c’était en cachette chez une copine qui l’avait, j’ai rien comprit au film et j’ai éteint le PC très très vite… Et puis bon, y’a que les imbéciles qui changent pas d’avis ! Na !

    Donc oui, depuis quelques mois je joue aux Sims, et je n’ai pas honte, du tout, même pas un tout petit peu… lol

    J’ai succombé un jour de fièvre acheteuse, par pure curiosité (par désoeuvrement diraient certains), motivée par les quelques interventions sur la section toute neuve de l’Archipel vouée aux Sims (qui venait comme par hasard de s’ouvrir sous ma pression dictatoriale, hinhinhin)… et finalement j’ai accroché ! A tel point que – comme à chaque fois que je me pique de passion pour un jeu – j’ai pensé Sims, mangé Sims et respiré Sims pendant plusieurs jours, voire semaines, écumant pendant ma pause les sites spécialisés, me gavant d’informations sur “comment qu’on fait ça ?“, et “à quoi ça sert les aspirations ?” et autre “la communauté de joueurs, elle est sympa ? ” : une vraie boulimie d’infos sur les sims !

    Mais chaque addict sait par expérience qu’au bout d’un moment la tentation de plonger plus profond se fait de plus en plus forte, et que la méthadone distillée dans les sites de fans ne fait que retarder l’échéance, héhé ! Et de fait, au bout d’un certain temps, ne trouvant plus de nouveaux guides et forums d’astuces à lire sur le net, ayant même écumé les sources anglophones et ayant eu l’idée lumineuse d’un nouveau super méga projet de quartier qui roxxe sa mémère… j’ai craqué…

    J’ai craqué un soir pendant les courses : j’ai posé sournoisement dans le chariot l’add-on Nuit de Folie savamment camouflé entre une boîte de tampax et un paquet de nouilles… Mais l’Homme a le cœur tendre et en voyant mon petit air de chien battu, Michaël n’a pas résisté et m’a laissé prendre ma dose sans trop me taquiner… Il s’est juste amusé à me planquer ma boîte de jeu une fois à la maison et ça ne m’a pas fait du tout, du tout rigoler. Lui si, beaucoup. Mais bon. Quelques bouderies plus tard, l’appartement fouillé de fond en comble et l’add-on retrouvé, hop ! Installation de la bête, première bouffée de plaisir, concentré de satisfaction : aaaaaaah, c’est trop bon !

    Seulement… le manque revient toujours… sournois comme un mob caché au détour d’un couloir plongé dans le noir…

    Un jour on se surprend à fantasmer gentiment sur une petite virée du soir au magasin du coin pour s’offrir une autre extension, en douce… voire même à faire un tour discret de repérage dans le rayon, “juste pour voir”… Et on finit fatalement par rentrer en catimini à la maison avec la petite boîboîte de l’add-on Académie cachée dans son sac à main, un sourire chafouin aux lèvres et l’air tout excité du fumeur en plein sevrage à qui on vient de faire l’aumône d’un petit bout de mégot tout sec…

    Et c’est l’escalade !

    « Mais je te jure mon chéri, c’est rien qu’une fois, je recommencerai plus… Non, non, je suis pas accro… Rends moi la place sur le PC s’il te plait, j’ai pas fini d’installer mon nouveau quartier et j’ai des tas de trucs à télécharger sur le net pour meubler mes maisons… »

    Certes, la fourberie était justifiée. L’Homme a beau avoir toutes les qualités de la terre, il n’aurait certainement pas comprit qu’il nous fallait absolument cette extension afin de compenser l’absurdité du jeu qui fait que nos petits personnages passent brutalement de l’état d’adolescent à celui d’adulte sans aucune transition par l’état de jeune adulte !

    Et le réalisme, bordel ?

    D’ailleurs, la fois suivante, on ne s’est même pas enquiquinée à lui expliquer patiemment nos arguments pour justifier l’acquisition impromptue de l’extension La bonne affaire. Nous avons juste fièrement déposé la boîboîte dans le charriot en la payant avec nos soussous, avec un air extatique sur le visage : « J’ai regardé mon compte, je peux me le permettre, pis 30 euros l’add-on c’pas cher ! C’est moins cher que si je m’étais prise un vrai jeu complet, tu te rends compte ? » Oui, l’homme se rend compte maintenant, les grosses cernes violettes sous nos yeux et cet air de gamin à la veille de noël, il connait bien lui aussi… Il comprend, en plus, le cher ange !

    Mais bon, il va falloir essayer d’être un peu plus raisonnable, ok ? -_-

    A partir de là, vous aurez beau prouver votre force de caractère en boycottant l’extension Animaux et compagnie, « parce que les coupines m’ont dit que c’est la plus pourrie », il y aura comme un malaise au niveau crédibilité quand vous vous serez précipité en minaudant sur l’add-on Au fil des saisons… « les coupines m’ont dit que c’était de loin le meilleur… et puis de toute façon plus j’ai d’add-ons plus j’aurais de choix pour télécharger tout plein de mods compatibles… » Bref ! Je vous rassure, je me suis arrêtée là pour l’instant, BonVoyage risquant de mettre définitivement mon PC à genoux… Déjà qu’avec tout ce que j’ai téléchargé comme mods, il y a des fois où même mon quartier ne se charge plus…

    Mais en gros voilà ce que j’ai fait pendant tout ce temps où je ne vous parlais pas de jeux vidéo ! )

    Michaël vous dirait avec un petit sourire en coin que je ne joue pas… mais que je passe un temps abominable à préparer mon jeu… En fait c’est ça : je joue à préparer une partie parfaite. Ce qui n’est pas exactement la même chose que jouer, mais bon du moment que ça me fait plaisir ! Et de fait depuis l’acquisition de tous ces jeux je n’ai fait qu’effleurer la surface de leurs possibilités, mais je me dis que c’est pas plus mal car il vont sûrement me faire de l’usage !

    Depuis, j’ai découvert des tas de tutoriaux pour parvenir à personnaliser entièrement mon quartier (virer les habitants indésirables générés automatiquement par le jeu, et qui ne cadraient pas avec mon projet par exemple), j’ai réinstallé facilement 5 fois tout les jeux et add-ons pour recommencer une partie toute belle toute propre et j’ai réorganisé 127 fois (facile) mon répertoire Downloads, le classant un coup par site ressource, un coup par thème et vice versa (maniaquerie quand tu nous tiens), j’ai échafaudé des milliers de concepts autour de ma thématique du quartier de la bière, écumant les sites de binouze et les listes des bières par pays pour trouver des tonnes de noms de famille pour mes petits péquins, j’ai passé des heures et des heures à sélectionner des milliers de downloads sympas sur la bible des simsmaniaques (à savoir Mod the sims 2) : vêtements, maquillage, maisons !

    Et je n’ai pas encore installé un seul habitant définitif dans mon merveilleux village de Hoeegarden… ^^

    Peut-être que dans deux ou trois semaines (ou mois), quand j’aurai achevé de recolorer quelques skintones (couleurs de peau) pour mes personnages pour qu’ils soient vraiment parfaits, que j’aurai trié mes downloads et séparé le bon grain de l’ivraie, que j’aurai trouvé la tronche idéale pour tout mes bozos, que j’aurais changé de carte mère, de carte graphique et ajouté de la mémoire vive (c’est au programme pour la fin de l’année), peut-être qu’à ce moment là, je jouerai, vraiment.

    Mais en attendant, l’Homme est opprimé et ne peut encore une fois guère accéder au PC…

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    Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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    Je sais, je réagis avec trois mille an de retard, comme toujours, très réactive la Cat…

    Mais bon, comme on dit c’est l’intention qui compte !

    Bref ! Il y a une semaine ou deux, comme tout moldu mordu qui se respecte, je me suis évidemment jetée sur le dernier volume d’Harry Potter : Harry Potter et les reliques de la mort. Nombre de mes connaissances, y compris la frangine, s’étaient déjà précipités sur la version anglaise de l’ouvrage, sortie quelques temps plus tôt, mais j’avoue ne pas avoir eu ce courage de peur de ne pas tout comprendre et de me gâcher le plaisir.

    Je l’ai dévoré aussitôt, et je n’en ai pas parlé tout de suite étant encore sous le choc de ma lecture. love

    Pour bien faire, j’ai commencé il y a quelques semaines à relire toute la série depuis le début, afin de me rafraichir la mémoire et d’avoir une vue d’ensemble de la saga. Et je dois dire que je ne regrette absolument pas d’avoir procédé comme ça : certains des volumes qui m’avaient le plus pesé à la première lecture (les volumes 5 et 6 surtout) se sont avérés beaucoup plus intéressants une fois replacés dans le contexte global de la série, et j’avoue que même leur relative lenteur et leur manque de rythme au début m’auront semblé moins pesantes, car elles participent finalement d’une dynamique assez bien huilée et menée de main de maître !

    (Petite parenthèse, je déteste ce module de gestion des images grr2 alors si quelqu’un a mieux que Image Manager à me proposer sur Wordpress, qu’il ou elle se manifeste…)

    Alors, que dire du dernier opus ???!!! En vérité il n’y avait à mon avis pas de meilleur façon de clore le cycle ! J’ai beaucoup rit (tout fort, l’homme de la maison se demandant ce qui se passait), pleuré également (l’homme de la maison se demandant toujours ce qui m’arrivait : “ça n’est qu’un livre, c’est de la fiction…”), je me suis laissée emporter en quelques sortes. J’ai accepté de suspendre mon incrédulité le temps de la lecture et de jouer le jeu du bouquin, résultat : ce qui aurait pu me sembler prévisible m’a tout de même ménagé de belles surprises !

    En fait ce qui m’a surtout intéressée, c’est de voir comment l’auteur allait se sortir de tout ce bazar ! On se doute de certaines choses depuis plusieurs volumes, mais j’attendais un peu Rowling au tournant pour voir si elle allait sortir des recettes éculées ou au contraire me justifier ses choix scénaristiques en beauté… et pour ma part je n’ai pas été déçue !

    Je me doutais que le phénomène Harry Potter avait produit un énorme buzz sur le net, mais paradoxalement je n’ai jamais été intéressée par ce mouvement et n’ai jamais cherché des sites de fans ou des sites spécialisés… Sans doute par peur de tomber sur des spoilers qui me gâchent le plaisir de la découverte, ou plus simplement par simple désintérêt et peur de perdre trop de temps. Et étrangement j’ai attendu d’avoir achevé ce dernier volume pour prendre quelques instant pour surfer sur la toile à la recherche de sites de fans sympa. Je vous livre les quelques adresses que j’ai sorties du lot, soit pour l’originalité de leur concept, soit parce que j’y ai trouvé des infos bien intéressantes !

    - Le site officiel de JK Rowling bien sûr
    - La Gazette du Sorcier (absolument passionnant, plein de liens vers des tas d’interviews de l’auteur, etc.)
    - HP Encyclopedia
    - Poudlard.org
    - Moldunet
    - HP Lexicon (en anglais celui là par contre)

    Il y avait aussi La Pensine (lien pas beau qui marche pas) mais je n’arrive plus à trouver leur site, dommage…

    Pour finir, la question que je me suis posée juste après avoir refermé le livre c’était “et maintenant, qu’est-ce que je vais pouvoir lire… ?”

    J’avoue ne pas encore avoir trouvé de réponse à cet insondable questionnement ! L’envie première est d’en demander encore : encore plus de Harry Potter, plus de sorcellerie ! Mais il n’y a rien de comparable, et j’imagine qu’il serait nocif pour moi d’enchaîner avec un sous produit imitant laborieusement le style HP sans parvenir ne serait-ce qu’à l’égaler… Ce serait comme de manger du babibel à la place d’un bon morceau de Saint-Nectaire fermier… Ou comme de boire de la tourtel à la place d’une bonne Chimay bien fraiche…

    Sacrilège ! nop

    Pour autant, passer radicalement à autre chose va m’être difficile ! Et histoire de faire un petit pallier de décompression, je me suis commandé à la FNAC quelques ouvrages restant en lien avec cet univers. Tout d’abord un essai (Harry Potter ou l’anti-Peter Pan : Pour en finir avec la magie de l’enfance, par Isabelle Cani), puis deux petits bouquins écrits par Rowling et dont les bénéfices seront intégralement reversés à une association humanitaire : un sur l’histoire du Quidditch (j’adooooore ce sport imaginaire !) et un manuel des créatures magiques.

    M’enfin, à ce jour, ça fait presque plus d’une semaine que j’attends qu’ils me soient livrés, entre temps la moutarde est un peu redescendue et je ne suis plus à ce point emportée par la magie, qui s’estompe doucement… J’aurais sans doute mieux fait d’aller à la librairie du coin pour voir s’ils étaient dispo de suite, les commandes sur le net, ça m’apprendra…

    En attendant, donc, j’ai attaqué Terremer, d’Ursula Leguin, bouquin génial et dans un ton radicalement différent, mais que j’essaye de lire en entier depuis plusieurs années… A suivre, donc…

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    Préambule du 02/09/2008 : miracle de la technologie, mon agrégateur de fils RSS avait conservé une version texte de tous mes anciens billets, du coup je vais faire un petit tri et remettre petit à petit ceux qui me semblent avoir encore leur place ici en les antidatant… Il n’y aura malheureusement plus vos commentaires, mais ne vous gênez pas pour en refaire plein !

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    Pendant ces vacances, j’ai eu l’occasion de lire un bouquin d’Elisabeth Badinter qui m’a vraiment enthousiasmée. D’elle, j’avais déjà lu et adoré il y a quelques temps le magistral XY, de l’identité masculine (il faudra d’ailleurs que je le relise à l’occasion pour en causer plus en détails) et pour m’occuper dans l’avion je recherchais son essai Fausse route (le prochain sur ma liste de lectures sérieuses), mais faute de le trouver dans les rayons du Leclerc du coin je me suis rabattue sur le très prometteur L’un est l’autre.

    Et je n’ai pas été déçue de ma lecture ! up

    Dans L’Un est l’Autre, Elisabeth Badinter, l’auteur de L’Amour en plus, nous convie à une réflexion sur les relations entre hommes et femmes. Elle en découvre les différents visages : la complémentarité réussie à certains moments privilégiés de notre histoire, l’homme avec la femme ; la violence et le conflit lorsque la complémentarité prend les traits de l’oppression. L’homme est alors contre la femme, et même sans elle. Aujourd’hui, l’égalité réelle entre hommes et femmes met un terme au modèle millénaire de la complémentarité. Un nouveau modèle s’élabore sous nos yeux : la ressemblance des sexes. Plus qu’une révolution des mœurs, Elisabeth Badinter y voit une véritable mutation et la mise en question de notre identité, à laquelle beaucoup ne sont pas encore prêts.

    Pour tout dire j’ai découvert l’oeuvre de madame Badinter l’année dernière, un peu par hasard comme je le disais, avec la lecture de XY, de l’identité masculine, et je me suis trouvée tout de suite une très forte affinité de coeur et d’esprit avec elle. Pourquoi ? Et bien j’imagine que tout être humain possède au fond de lui un jardin dans lequel poussent les nombreuses questions essentielles qui fondent son identité : les jardins différent selon les personnes, mais j’ai idée que la vie consiste essentiellement à les cultiver et à faire croître en nous ces plantations existentielles à la recherche de réponses. Le plus important étant de jardiner plus que de récolter. C’est ce que j’appelle l’évolution, c’est la condition à mes yeux du devenir adulte.

    Or ce n’est un secret pour personne (du moins pour les gens qui me connaissent et me côtoient depuis un moment sur le net ou IRL) que les questionnements d’identité - en particulier tout ce qui concerne hommes et femmes, masculin et féminin, et l’ équilibre entre ces deux forces - font partie des motifs de mon propre jardin existentiel. C’en est même devenu un des motifs centraux (il y en a d’autres, heureusement, parce qu’il faut quand-même avoir de quoi tenir toute une vie) depuis 4 ans, depuis la rencontre avec l’homme qui partage ma vie et qui m’offre l’occasion de remettre en question tout ce que je pensais acquit jusque là en la matière (autant dire pas grand chose, hihi). Et c’est pourquoi depuis quelques années je m’échine à creuser, cultiver et arroser ce coin du jardin, à la recherche d’éléments me permettant d’avancer.

    Et très étrangement de tout ce que j’ai pu lire jusqu’alors afin d’éclaircir un peu les haies, tailler les buissons et y voir plus clair dans l’agencement du jardin, seule la découverte de Badinter a pu m’aiguiller sur de nouvelles façons d’appréhender les choses, loin des clichés et des préjugés. Et je ne saurais que trop conseiller à tout les adeptes de Mars et Venus font du vélo et Mars et Venus à la plage de laisser tomber leur bible de psychologie de comptoir et de se pencher sur le travail de cette philosophe (ou d’autres auteurs sérieux) afin d’aller plus profond dans la réflexion ! Car avec L’un est l’autre, j’ai eu l’impression d’une mise en perspective globale - historique, sociologique, philosophique et psychologique - et fondamentale de la situation, et ce fut très salutaire car ma réflexion commençait à tourner en rond sur elle-même et à manquer sérieusement d’air à force de n’être nourrie d’aucune vision extérieure !

    L’analyse part de très loin dans le temps, depuis les âges préhistoriques (avec toute la réserve qu’on doit conserver pour traiter de ces périodes hors des âges) jusqu’à nos jours, et il ne m’a jamais semblé que Badinter était là pour asséner des vérités, mais plutôt qu’elle prenait grand soin de disposer toutes les théories et écoles de pensées sur la table et de les mettre en perspective les unes par rapport aux autres. J’ai trouvé cette manière de faire plutôt constructive et intelligente. Les remarques d’ordre ethnologique sont passionnantes, la perspective historique me semble plutôt complète, même si je ne doute pas d’être passée à côté de détails du fait de mon manque de connaissances en la matière (mais je ne désespère pas de me cultiver en lisant des ouvrages historiques et ethnographiques complémentaires pour mettre en perspective cette analyse).

    Bref ! Un excellent bouquin qui me donne envie d’en apprendre plus ! respect

    Surtout que suite à cette lecture je me rends véritablement compte de la grande relativité des choses : après tout ça ne fait qu’une soixantaine d’années que les choses bougent vraiment dans nos sociétés concernant l’équilibre hommes/femmes, nous ne sommes peut-être que la toute première génération ayant grandit depuis la naissance avec cette nouvelle donne sociale et identitaire, et par essence même cette nouvelle donne n’est pas encore acquise et reste en permanente négociation ! J’en retire aussi l’idée du pouvoir que nous avons et de la responsabilité qui nous incombe, à tous et toutes, hommes ET femmes, car prétendre que nous avons joué le plus gros de nôtre partition en brûlant nos soustifs et attendre que ces messieurs s’y mettent tout seuls sous nos regards courroucés, ça ne vous semble pas un chouia hypocrite et injuste, mesdames ?

    Bref, nous sommes dans l’après Révolution, qui par essence a flanqué par terre tout les anciens acquis et privilèges (supposés ou avérés), et peut-être qu’au lieu de chercher quelles têtes couper, nous gagnerions à nous concentrer sur les moyens de passer de la Révolution à l’Evolution… mais ça c’est pas encore gagné… bien que ça reste envisageable, même s’il faut pour cela accepter d’avoir une vision à plus long terme. L’équilibre n’est pas encore atteint et ne le sera peut-être jamais, mais cela vaut-il pour autant d’en souffrir en permanence et de s’en mortifier ? Ne peut-on pas considérer que c’est plutôt une bonne chose que tout ne soit pas figé ? Par définition les choses peuvent (doivent) encore bouger et de fait tout le monde à son humble échelle pourra avoir un rôle à jouer dans cette partition en devenir. Ça peut bouger dans le mauvais sens, certes, mais pourquoi ça ne pourrait pas bouger dans le bon sens ? Rien ne l’interdit !

    C’est très important de conserver cette idée en tête, car je crois de nos jours qu’il est devenu vraiment trop facile de se heurter au monde dans lequel on vit, de se heurter aux autres, et d’en conclure que le monde est comme ça et pas autrement, qu’on n’y pourra rien changer, et de développer de la rancœur, de l’amertume, de la souffrance inutile : tout ça ne conduit jamais qu’à une forme de misanthropie assez inconfortable, pour soi comme pour les autres… Car c’est oublier qu’au final il est toujours question d’humanité, et que si on peut tout attendre de l’homme (au sens d’être humain), il est stupide de n’en attendre que le pire systématiquement et de perdre de vue que le meilleur reste une possibilité pour peu qu’on sache le déceler. Ne vaut-il pas mieux se concentrer sur l’émergence du meilleur au lieu de déplorer le pire toute sa vie ?

    De fait ce qui me fait souffrir dans l’époque actuelle (l’importance démesurée de l’image, le pouvoir des médias, l’individualisme galopant, le culte de la consommation qui prévaut même dans les relations humaines, la difficulté à préserver l’intime et le privé, le culte de la transparence et de l’exhibitionnisme qui accroissent cette difficulté, les nouveaux clichés qui émergent de partout et les anciens qui reviennent sous de nouvelles formes et érigent des barrières entre les gens, etc.), tout cela n’est pas figé et peut changer, il faut donc garder espoir et ne jamais renoncer à l’émergence de l’humain dans tout ce bazar. Et surtout accepter que ça puisse prendre le temps qu’il faudra. En la matière, ce livre aura apaisé quelque peu mon sentiment permanent (et injustifié comme injustifiable, je le reconnais volontiers) d’injustice et cette volonté somme toute assez puérile du tout, tout de suite.

    Bref ! Le cheminement sera long ! Mais il est vital de poursuivre la route : nous ne pouvons plus revenir en arrière de toute façon, c’est exclu, et devant nous se profilent plusieurs possibles mais il faudra faire un choix qui déterminera beaucoup pour l’avenir. Ce choix n’est pas que collectif, il est aussi individuel : nous ne sommes pas des moutons, nous avons aussi la capacité d’agir, en faisant des enfants par exemple et en leur inculquant par l’exemple les principes qui nous semblent devoir régir les nouveaux rapports humains (et non plus seulement les rapports hommes/femmes : on a depuis longtemps dépassé le stade du manichéisme et de la simple mise en opposition, c’est aussi ce qu’essaye de nous dire Elisabeth Badinter il me semble).

    Et s’il faut prendre conscience, au moment de faire ce choix, que nous sommes victimes non pas seulement de nos propres préjugés (qui ne sont jamais que les reflets de nos peurs, or une peur ça se dépasse) mais également du poids de l’Histoire et de la Société, il ne faut surtout pas pour autant succomber sous ce poids là, qu’il est vital de dépasser afin d’analyser les choses en prenant du recul. Seulement pour l’instant il semblerait que nous soyons encore pris dans la tourmente de cette période de transition et de tumulte, tout le monde se raccroche désespérément à sa bouée de sauvetage en tentant de pousser les autres sous l’eau, personne n’ose encore prendre conscience de la nécessité de monter sur le bateau de cet ordre nouveau et de tendre les mains aux autres pour les aider à s’en sortir aussi… Un petit effort, quoi !

    Mais là je succombe au lyrisme et au charme du kitch, me dirait (avec raison) Kundera, un de mes autres mentors… -p

    Bref ! Un bouquin de Badinter que je recommande à toutes et tous, vraiment passionnant, qui ouvre sur l’extérieur et fait se poser plein de nouvelles questions passionnantes, au lieu de prétendre nous offrir des réponses prémâchées et sans saveur. C’est dit ! Dès que j’ai fini la série des Harry Potter, je me remet la tête dans un essai de Badinter ! Quoiqu’on m’ait récemment aiguillée sur la lecture de Doris Lessing

    Le carnet de lectures s’étoffe, hihi ! )

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